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MédicoAvis fait partie d'une campagne du DIRC qui a pour but d'informer les Canadiens et Canadiennes sur l'usage des médicaments en vente libre.

Les médicaments en vente libre sont de véritables médicaments et doivent être consommé avec précaution. Cliquez sur les liens ci-dessous pour télécharger les documents publiés dans le cadre de cette campagne.

Montréal (Québec), le 20 juin 2002 - Une toute nouvelle enquête réalisée pour la première fois, indique que les Canadiens et Canadiennes ne prennent pas les médicaments en vente libre convenablement et qu'ils ne connaissent pas les risques qu'ils encourent. Menée par Decima Research, cette enquête montre qu'il faut absolument renseigner les Canadiens et Canadiennes sur la façon de prendre les médicaments en vente libre.

À partir des résultats de cette enquête, le DIRC (Drug Information and Research Centre) lance une campagne de sensibilisation publique à l'échelle du pays, intitulée MédicoAvis. Le DIRC est un service de ressources de l'OPA (Ontario Pharmacists' Association). Son nouveau programme MédicoAvis fera savoir aux Canadiens et Canadiennes que les médicaments en vente libre sont sūrs et efficaces lorsqu'ils sont utilisés tels que prescrits, mais qu'il s'agit aussi de médicaments. Par conséquent, il est important de les prendre avec précaution.

«Les médicaments en vente libre jouent un rôle important dans notre système de soins de santé. Mais il s'agit de véritables médicaments face auxquels il faut faire preuve de responsabilité, a indiqué Sherrie Hertz, pharmacienne, Service d'information sur les médicaments, Drug Information and Research Centre et présidente de la coalition pour la campagne MédicoAvis. C'est pourquoi les consommateurs doivent lire les étiquettes, comparer les ingrédients que contiennent les divers médicaments et comprendre comment bien prendre les médicaments en vente libre.»

Les consommateurs ignorent les dangers possibles des médicaments en vente libre.

Lorsqu'ils prennent des médicaments en vente libre, les consommateurs, pour la plupart, ne cherchent pas à se renseigner. En fait, seulement 40 % lisent l'étiquette pour connaītre les ingrédients actifs. Seulement un tiers (34 %) lit la posologie, alors que 26 % lisent les indications, 23 % lisent l'étiquette pour connaītre les effets secondaires possibles et 18 % - moins d'une personne sur cinq -, lisent le mode d'emploi. Une seule personne sur dix seulement lit les mises en garde sur l'emploi avec d'autres médicaments en vente libre, qu'elle achète le médicament ou le prend pour la première fois.

Environ 58 % des adultes au Canada (14 millions) indiquent avoir pris des médicaments en vente libre au cours des six derniers mois. Pourtant nombreux sont ceux qui négligent de lire les renseignements importants qui pourraient les aider à consommer ces médicaments de façon plus efficace. Par exemple, plus de la moitié (54 %) des Canadiens et Canadiennes était incapable de nommer l'ingrédient actif des analgésiques en vente libre les plus courants.

La plupart des consommateurs ne savent pas que de nombreux médicaments en vente libre contiennent le même ingrédient actif, même s'ils traitent différents symptômes. Par exemple, un médicament contre le rhume peut contenir le même ingrédient actif qu'un analgésique - et, pris ensemble, ils peuvent avoir des effets secondaires importants. En fait, seulement le tiers (34 %) des Canadiens et Canadiennes compare les ingrédients actifs des divers médicaments qu'ils prennent pour vérifier s'ils sont les mêmes.

L'enquête indique aussi que 16 % des consommateurs (2,2 millions d'adultes) avouent avoir pris plus que la dose prescrite, à chaque prise, d'un médicament en vente libre, et 15 % disent avoir dépassé la dose quotidienne prescrite. De plus, 35 % des adultes au Canada (5 millions) disent avoir pris la dose suivante d'un médicament en vente libre plus tôt que ce qui était indiqué sur l'étiquette.

Un mauvais usage peut découler du fait que les consommateurs ne prennent pas le temps de lire les étiquettes des médicaments et de comparer les ingrédients lorsqu'ils prennent plusieurs médicaments en même temps, ou encore du fait qu'ils le prennent mal. Les renseignements donnés sur les étiquettes des médicaments en vente libre doivent être respectés, tout comme pour les médicaments sous ordonnance.

«Les médicaments en vente libre sont sūrs et efficaces lorsqu'ils sont pris tels que prescrits, a indiqué Cécile Lecours, directrice du Centre d'information pharmaceutique, à Montréal, et membre de la coalition pour la campagne MédicoAvis. C'est pourquoi la campagne MédicoAvis est si importante.»

Faire passer le message.

Pour faire savoir aux Canadiens et Canadiennes que les médicaments en vente libre ne doivent pas être pris à la légère, la campagne MédicoAvis s'accompagnera d'un nouveau site Web - www.medicoavis.ca. Ce site donnera aux consommateurs des renseignements sur la façon de lire les étiquettes et de connaītre les médicaments - c'est-à-dire les ingrédients actifs et l'importance de prendre les doses prescrites aux intervalles précisés.

Même si cet outil éducatif est là pour aider les consommateurs à prendre des médicaments en vente libre en toute sécurité, ils doivent savoir qu'en cas de doute, il leur faut se renseigner auprès d'un professionnel de la santé.

«L'un des messages importants de cette campagne de sensibilisation auprès de la population est qu'il faut encourager les Canadiens et Canadiennes à se renseigner auprès des pharmaciens et autres professionnels de la santé sur la façon de prendre convenablement les médicaments en vente libre, a ajouté Sherrie Hertz. La disponibilité de ces médicaments augmente; ce dialogue est donc plus important que jamais.»

Le DIRC (Drug Information and Research Centre) est un centre de ressources qui fournit des renseignements sur les médicaments à ses membres, ainsi que la consultation et les services éducatifs. Il s'associe aussi à ses partenaires dans des projets de recherche. Ses membres se recrutent parmi les pharmacies communautaires et d'hôpitaux, les médecins, les infirmières, les sociétés pharmaceutiques, les agences gouvernementales et les consommateurs. Le DIRC appartient à l'OPA (Ontario Pharmacists' Association), qui l'exploite. L'OPA est une association professionnelle bénévole, à but non lucratif, qui regroupe des pharmaciens et des pharmaciens en formation de l'Ontario.

Decima Research a réalisé cette enquête auprès de 1 171 adultes canadiens qui avaient pris des médicaments en vente libre au cours des six derniers mois. L'enquête a été réalisée entre les 18 et 27 janvier 2002 et elle est précise à + 2,86 %, 19 fois sur 20. L'enquête nationale et la campagne MédicoAvis ont été développées grāce à une bourse d'étude inconditionnelle accordée par la compagnie de Soins-santé grand public McNeil.

Pour obtenir une entrevue avec la pharmacienne Cécile Lecours, directrice du Centre d'information pharmaceutique, merci de bien vouloir communiquer avec :

Josée Mallet
Capital-Image
(514) 739-7996
jmallet@capitalimage.qc.ca